BREF HISTORIQUE

À travers les âges

S’il est impossible de dater précisément la naissance de la réflexologie, plusieurs traces picturales très anciennes nous donnent à penser qu’elle a été étudiée et pratiquée de l’Inde à la Chine, en passant par l’Amérique du Sud et l’Afrique il y a plus de 4 000 ans.

 

Nous retiendrons en particulier la gravure (cf. la reproduction ci-dessous) découverte par les Étatsuniens Ed et Ellen Case en 1979.

 

C’est sur le tombeau d’Ankhmahor, dans la ville de Saqqarah, qu’ils la découvrirent. Elle représente le massage d’un pied et d’une main. Elle daterait de 2 300 ans avant J.-C.

Ce sont les hommes de Haute-Égypte qui détenaient la connaissance de ce soin et qui le prodiguent sur cette fresque.

D'après l'Institut de Papyrus du Caire, les hiéroglyphes inscrits signifient : « Ne me fais pas

mal. » Ce à quoi il est répondu : « Je ferai en sorte que tu me remercies. »

Gravure sur le tombeau d'Ankhmahor sur les origines de la réflexologie plantaire

Pour l’Occident et sur les derniers siècles, nous porterons arbitrairement notre attention :

 

sur l’année 1893, quand les neurologues britanniques Sir Henry Head et Sir Mackensie publièrent le résultat de leurs recherches qui démontrent la relation entre la pression exercée sur la peau et son action sur les organes internes [certaines zones de la peau deviennent hypersensibles quand un organe est malade (zones de Head)] ;

 

sur 1916, lorsque le Dr Fitzgerald publia aux États-Unis la Thérapie des zones. Après avoir divisé le corps en dix lignes longitudinales imaginaires s’étendant du sommet du crâne aux orteils, il observa qu’une stimulation de la peau sur une des bandes produit une action dite réflexe affectant les organes ou les glandes situés sur la même bande ;

 

sur 1938, quand Eunice Ingham, kinésithérapeute étatsunienne, publia son premier livre intitulé Stories the Feet Can Tell (Ce que les pieds peuvent raconter). A partir de 1926, elle reprit avec le Dr Joseph Riley les travaux du Dr Fitzgerald. Ils appliquèrent le principe de la thérapie zonale aux pieds, constatant qu’ils étaient des plus sensibles, encore plus que les mains. E. Ingham commença par appliquer des boules de coton sur les zones douloureuses de la plante des pieds, stimulées sous l'effet de la marche. Les réactions furent trop vives. E. Ingham en conclut que la main était le meilleur outil pour agir sur les points en question. Elle travailla sur des milliers de personnes avant d’établir une cartographie des zones réflexes. Celle-ci est le support de nombre de techniques de réflexologie plantaire proposées aujourd'hui.